Savoir comment simuler un crédit immobilier est d’autant plus intéressant qu’elle vous permet de comprendre le raisonnement du banquier quand on le sollicite pour une demande de prêt. Les  mensualités, la capacité d’emprunt, le coût total du crédit, ou encore celui de l’assurance… Ce sont autant d’éléments à prendre en compte dans la simulation  d’un crédit immobilier que nous allons voir plus en détail.

La simulation de crédit immobilier classique ou traditionnelle

Le rêve est-il réalisable ?

Il arrive régulièrement que des personnes aient eu un réel coup de cœur pour un appartement ou pour une maison. Ils se projettent déjà dans cette nouvelle vie… Mais quand ils reviennent un instant à la réalité, ils se rendent compte que, comme dans de nombreuses villes de France, de Belgique, et autres pays francophones, le prix est élevé. La question se pose alors de savoir s’il est possible financièrement d’acquérir un tel bien. Vient alors le rendez-vous avec le banquier pour en avoir le cœur net !

Prix du bien + frais notariés – apport = mensualités à rembourser

Le ménage est capable de dire au conseiller financier le prix du bien et l’apport qu’il peut verser après avoir puisé dans ses économies. Le banquier doit ajouter au coût du bien les frais notariés qui s’élèvent en moyenne à 8-10% du prix de l’habitation pour de l’ancien et à 3-4%  pour du neuf. Il peut en renseignant ces 3 chiffres dans son ordinateur donner à ses clients une simulation de crédit immobilier qui comprend la durée de celui-ci et les mensualités à rembourser, ainsi que le coût total du prêt. À cela s’ajoute l’assurance, le plus souvent une ADI (Assurance Décès Invalidité) qui fait également l’objet d’un paiement mensuel à fonds perdu. Bien entendu c’est le banquier qui va déterminer si, eu égard aux revenus et à leur stabilité, le prêt est réalisable. Dans le cas positif, il pourra dans la foulée, avec tous les justificatifs  apportés par le couple en sa possession, sortir de son imprimante une proposition de prêt.

La simulation de crédit immobilier inversée

Un couple a pour projet d’acheter un bien immobilier, car il considère comme beaucoup que le paiement des loyers représente de l’argent perdu pour la retraite par exemple. Cependant aucune visite d’appartement ou de maison n’a encore été faite. Il a donc besoin de savoir la somme qu’il  peut raisonnablement emprunter.

Montant des revenus + apport =  valeur du bien immobilier qu’il est possible d’acquérir

Cette façon de faire est la meilleure. Elle évite au couple de visiter toutes sortes d’habitations dont la valeur ne permet pas au banquier d’accepter la demande de prêt. Ils peuvent ainsi se permettre de s’emballer en se projetant dans une maison ou dans un appartement qu’ils peuvent se permettre d’acquérir avec l’appui financier d’une agence bancaire.

La simulation d’un crédit immobilier n’a rien de compliqué. Grâce à différents justificatifs de salaires notamment, il est possible d’obtenir une simulation sur internet gratuitement.

Penser aux frais supplémentaires au crédit immobilier…

Taxe foncière

Un détail et non des moindres : lorsqu’on est accédant à la propriété et même propriétaire, on doit s’acquitter d’une taxe foncière auprès des collectivités locales. En moyenne elle représente à peu près le même montant que celle de la taxe d’habitation. C’est donc une somme qu’il faut budgétiser  sur l’année.

Frais d’entretien

Lorsqu’on possède une maison, il y a toujours des frais de rénovation, parfois importants, qui s’imposent. Ça peut être un remplacement de toiture, d’une chaudière, les services d’un paysagiste pour l’entretien du jardin, etc. Évidemment quand on pose ses valises dans une maison neuve, on est en théorie à l’abri de gros frais pendant  de nombreuses années…

Lorsqu’on possède un appartement, il n’y a pas  de mauvaise surprise en général puisque chaque mois ou trimestre sont versées au syndic des charges de copropriété, qui couvrent l’ensemble des frais de la résidence, plus une provision en cas de dépense improvisée.

Ces frais doivent être  pris en  compte par  rapport au reste à vivre des emprunteurs…